| Or, à la fin de la quarantième année, Absalom dit au roi : "Permets que j'aille à Hébron acquitter le voeu que j'ai fait au SEIGNEUR.
Car ton serviteur a fait un voeu pendant son séjour à Gueshour en Aram. Il a dit : Si vraiment le SEIGNEUR me ramène à Jérusalem, je servirai le SEIGNEUR."
Le roi lui dit : "Va en paix." Il se mit donc en route et alla à Hébron.
Absalom envoya des agents dans toutes les tribus d'Israël en disant : "Dès que vous entendrez le son du cor, vous pourrez dire : Absalom est devenu roi à Hébron."
Deux cents hommes de Jérusalem avaient accompagné Absalom, des invités, partis en toute innocence. Ils ne savaient rien de l'affaire.
Pendant qu'Absalom offrait les sacrifices, il envoya chercher Ahitofel le Guilonite, conseiller de David, dans sa ville de Guilo. La conspiration devint puissante et le parti d'Absalom de plus en plus important.
Un informateur vint dire à David : "Le coeur des hommes d'Israël s'est tourné vers Absalom." David dit à tous ses serviteurs qui étaient avec lui à Jérusalem : "En route ! Fuyons. Car Absalom ne nous fera pas de quartier. Allez-vous-en vite, sinon, il aura vite fait de nous atteindre, de nous mettre à mal et de passer la ville au fil de l'épée."
Il y avait aussi Sadoq, et avec lui tous les lévites portant l'arche de l'alliance de Dieu : ils déposèrent l'arche de Dieu et Abiatar monta jusqu'à ce que tout le peuple qui sortait de la ville eût fini de passer.
Le roi dit à Sadoq : "Ramène l'arche de Dieu dans la ville. Si le SEIGNEUR m'est favorable, il me ramènera et me permettra de la revoir, ainsi que sa demeure.
"Mais s'il déclare : Je ne veux pas de toi, eh bien, qu'il me fasse ce qui lui plaît !"
Le roi dit au prêtre Sadoq : "Vois-tu ? Retourne en paix à la ville. Ton fils Ahimaaç et Jonathan, fils Voyez, je vais m'attarder dans les passes du désert, jusqu'à ce qu'un mot de vous m'apporte des nouvelles."
Sadoq et Abiatar ramenèrent donc l'arche de Dieu à Jérusalem et ils y restèrent.
David montait par la montée des Oliviers, il montait en pleurant ; il avait la tête voilée et il marchait nu-pieds. Tout le peuple qui l'accompagnait s'était voilé la tête. Ils montaient, montaient en pleurant.
Le roi David arrivait à Bahourim quand un homme en sortait. Il était du même clan que la maison de Saül et s'appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il jetait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, et pourtant, tout le peuple et tous les braves étaient à droite et à gauche de David.
Voici ce que disait Shiméï dans ses malédictions : "Va-t'en, va-t'en, vaurien sanguinaire !
Le SEIGNEUR a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül, à la place de qui tu es devenu roi. Le SEIGNEUR a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom, et te voilà, toi, dans le malheur, car tu es un homme de sang."
Avishaï, fils de Cerouya, dit au roi : "Pourquoi ce chien crevé maudit-il mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer et lui couper la tête."
Le roi dit : "Qu'y a-t-il entre moi et vous, fils de Cerouya ? S'il maudit et si le SEIGNEUR lui a dit : Va maudire David, qui pourrait lui dire : Pourquoi as-tu fait cela ?"
David dit à Avishaï et à tous ses serviteurs : "Si mon fils, celui qui est issu de moi, en veut à ma vie, à plus forte raison ce Benjaminite ; laissez-le maudire, si le SEIGNEUR le lui a dit.
Peut-être le SEIGNEUR regardera-t-il ma misère et me rendra-t-il le bonheur, au lieu de sa malédiction d'aujourd'hui."
David avança sur le chemin avec ses hommes, tandis que Shiméï avançait au flanc de la montagne, à côté de lui, continuant à maudire et à lancer des pierres, à côté de lui. Il faisait aussi voler de la poussière.
(2 Samuel 15, 7-14.24-30 ; 16, 5-13)
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