| Que je chante pour mon ami, le chant du bien-aimé et de sa vigne: Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau plantureux. Il y retourna la terre, enleva les pierres, et installa un plant de choix. Au milieu, il bâtit une tour et il creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, il n'en eut que de mauvais.
Et maintenant, habitants de Jérusalem et gens de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne. Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n'ai fait? J'en attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle produit de mauvais?
Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire à ma vigne: enlever la haie pour qu'elle soit dévorée, faire une brèche dans le mur pour qu'elle soit piétinée. J'en ferai une pente désolée, elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces, et j'interdirai aux nuages d'y faire tomber la pluie.
La vigne du SEIGNEUR, le tout-puissant, c'est la maison d'Israël, et les gens de Juda sont le plant qu'il chérissait. Il en attendait le droit, et c'est l'injustice. Il en attendait la justice, et il ne trouve que les cris des malheureux.
(Isaïe 5, 1-7)
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