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LE RENONCEMENT :


La Sainte Trinité
QUESTION 8 : Du renoncement
Faut-il premièrement renoncer à tout avant de se consacrer à Dieu de la sorte ?

REPONSE :
Notre Seigneur Jésus-Christ a vivement et souvent insisté : "Si quelqu'un veut venir à moi, qu'il se renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive" (Mt 16, 24), et encore : "Celui qui ne renonce pas à tout ce qu'il a, ne peut être mon disciple" (Lc 14, 33). Il nous paraît donc exiger le renoncement le plus complet. Certes, nous avons renoncé avant tout au démon et aux passions de la chair, nous qui avons rejeté les fautes secrètes, les parentés du sang, les fréquentations humaines et toute habitude de vie en contradiction avec la pratique parfaite et salutaire de l'Evangile.
Chose plus nécessaire encore, celui-là s'est renoncé lui-même, qui "s'est dépouillé du vieil homme et de ses actes" (Col 3, 9), parce qu'il "s'attache pour sa perte aux désirs trompeurs" (Ep 4, 22). Il repousse donc toutes les affections mondaines capables de mettre obstacle à la perfection qu'il poursuit, il considère comme ses parents véritables ceux qui l'ont engendré dans le Christ par l'Evangile (1 Co 4, 15), et comme des frères ceux qui ont reçu le même Esprit d'adoption ; enfin, il tient les richesses pour chose étrangère à lui, comme elles le sont en réalité.
En un mot, comment pourrait encore entrer dans des préoccupations mondaines celui pour qui le monde est crucifié et qui est lui-même crucifié au monde à cause du Christ ?" (Ga 6, 14) Car le Christ a voulu jusqu'à l'extrême le mépris de sa vie et le renoncement à soi, lorsqu'il a dit : "Si quelqu'un veut venir avec moi, qu'il se renonce à lui-même et prenne sa croix", ajoutant : "et qu'il me suive"(Mt.16, 24), et encore : " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père et sa mère, sa femme et ses enfants, ses frères et ses sœurs, sa propre vie enfin, il ne peut être mon disciple" (Lc 14, 26).
Le renoncement complet consiste donc à ne plus même tenir à la vie, mais à se regarder toujours comme condamné à la mort, de façon à ne plus faire état de soi. (2 Co 1, 9) Il commence par l'abandon des choses extérieures, comme les richesses, la vaine gloire, la société des hommes, l'attrait des bagatelles.
C'est de cela que nous ont donné l'exemple les saints apôtres du Christ : Jacques et Jean qui quittent leur père Zébédée et leur barque même, leur gagne pain ; Mathieu, qui se lève de son comptoir pour suivre Jésus, non seulement au détriment de ses intérêts, mais encore au mépris des peines qui le menaçaient de la part des magistrats, lui et ses proches, parce qu'il laissait indûment inachevée la perception des impôts ; quant à Paul, le monde était crucifié pour lui, et lui l'était au monde. (Ga 6, 14)
Ainsi celui qui est animé d'un impérieux désir de suivre le Christ ne peut plus tenir compte de quoi que ce soit en cette vie : ni de l'affection des parents et amis, dès qu'elle s'oppose aux préceptes du Seigneur, car c'est alors que s'appliquent les paroles : "Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père et sa mère" (Lc 14, 26) ; ni de la crainte des hommes, lorsqu'elle détourne du vrai bien, comme l'ont fait excellemment les saints qui ont dit : "Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes" (Ac 5, 29) ; ni enfin des moqueries dont les méchants accablent les bons, car il ne faut pas se laisser vaincre par le mépris.

(Règles monastiques / Saint Basile le Grand)






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