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DE LA FOI ET DU SYMBOLE DE LA FOI :


La Sainte Trinité

Qu'est-ce qu'on entend par ce nom de foi ?


TEMOIGNAGES DE LA TRADITION

1. S. BASILE, Serm. de fid. confess. siv. de verâ et piâ fide in Ascet. : " Ainsi donc la foi est un assentiment exempt d'hésitation à la parole de Dieu, avec l'intime persuasion de la vérité des choses qu'il a bien voulu apprendre ainsi aux hommes. "

2. S. BERNARD, Epist. CXC ad Innoc. contr. Petr. Abailard. : " Dès les premières lignes de son extravagante théologie, il (Abailard) définit la foi une opinion (æstimatio), une conjecture préalable, comme si les mystères de notre foi dépendaient de la raison humaine, au lieu d'être appuyés comme ils le sont, sur les fondements inébranlables de la vérité. Est-ce que, du moment que la foi chancelle, notre espérance n'est pas par cela même anéantie ? Ce seraient donc des insensés que nos martyrs, qui auraient enduré tant de tourments pour de pures opinions, et n'auraient pas hésite à se soumettre à un long exil ou à une dure captivité, tout en hésitant sur la certitude de leur récompense à venir ? Mais à Dieu ne plaise, qu'à l'exemple de ce téméraire, nous pensions que l'hésitation ou le doute puisse entrer dans la foi ou dans l'espérance chrétienne, ou que la foi ne soit pas tout entière appuyée sur une vérité ferme et solide, ayant pour garantie des miracles et des oracles divins, et se présentant à nous cimentée et sanctionnée par l'enfantement d'une vierge, par le sang du Sauveur, par la gloire du Christ ressuscité. Ces témoignages-là sont infiniment dignes de notre croyance, credibilia facta sunt nimis. Que dis-je ? L'Esprit lui-même rend ce témoignage à notre esprit, que nous sommes les enfants de Dieu. Comment donc oserait-on appeler la foi une opinion, à moins d'être convaincu par là même qu'on n'aurait pas encore reçu cet esprit divin, ou d'ignorer l'Evangile, ou de le regarder comme une fable ? Je sais, nous crie l'Apôtre, à qui j'ai confié mon dépôt, et je suis certain, CERTUS SUM ; et vous, vous venez nous criailler que la foi est une opinion ! Quoi ! vous me proposez comme douteux ce qu'il y a au monde de plus certain ! Saint Augustin ne parlait point de la sorte. La foi, disait-il, n'est point une conjecture ou une opinion qui se forme en nous par le travail de nos réflexions ; elle est une conviction intérieure avouée par la conscience. Laissons donc ces théories problématiques aux philosophes académiciens, qui se font une règle de douter de tout, et qui effectivement ne savent rien. Pour nous, tenons-nous-en à la définition du Docteur des nations, et nous serons assurés de n'être pas confondus : Scio quia non confundar. Oui, je l'avoue, sa définition de la foi me plaît plus que toute autre, encore bien que mon adversaire s'applique secrètement à la renverser. La foi, dit cet apôtre, est le fondement des choses qu'on espère, une conviction certaine des choses qu'on ne voit pas. Elle est donc un fondement, et non point une opinion, et non point une déduction de nos vaines pensées ; elle est une certitude, et non point une conjecture (Voir l'Histoire de S. Bernard, par M. l'abbé Théodore Ratisbonne). "

3. Le même, ibidem : " Qu'y a-t-il de plus déraisonnable que de vouloir, avec la raison, aller au-delà de ce qui en constitue les limites ? et qu'y a-t-il de plus contraire à la foi que de refuser de croire tout ce qu'avec sa raison on ne saurait atteindre ? Enfin, prétendant donner le commentaire de ces paroles du Sage : Celui qui croit sans examen est un esprit léger (Qui credit citò, levis est corde) : Croire sans examen, dit-il, c'est produire un acte de foi avant tout raisonnement ; tandis que Salomon entendait son proverbe, non de la foi en Dieu, mais de notre trop grande facilité à nous croire les uns les autres. Car, pour ce qui est de la foi divine, le pape saint Grégoire soutient au contraire qu'elle serait sans mérite si nous prétendions la fonder sur la raison humaine (Hom. 26 in Evang.) ; et il loue les apôtres de s'être rendus sur-le-champ à l'ordre que le Sauveur leur avait donné de le suivre. Ce grand pape n'ignorait pas en effet que ces paroles d'un psaume, Il m'a obéi dès qu'il a entendu ma voix (Ps. XVII, 45), renferment une louange du peuple dont il s'agit dans ce verset, et que d'autres au contraire ont été repris pour avoir tardé à croire. Enfin, nous pouvons nous rappeler que Marie a été récompensée d'avoir cru sans raisonner, et Zacharie puni d'avoir raisonné avant de croire, et qu'Abraham a été loué par l'Apôtre pour avoir espéré contre toute espérance (Rom., IV, 18), et cru contre les apparences mêmes. "

4. S. AUGUSTIN, contr. Epist. Manich. quam vocant. fundamenti, c. 5 : " Que feriez-vous, si vous trouviez quelqu'un qui ne croirait pas encore à l'Evangile et qui vous dirait qu'il ne croit pas ? Pour moi, je ne croirais pas à l'Evangile, si je n'y étais porté par l'autorité de l'Eglise catholique. "

5. Le concile d'Ephèse, canon 13 (on le trouvera rapporté plus bas, question X, en tête des témoignages de la tradition).

6. Les conciles de Constance, de Florence et de Trente, (voir plus bas, chapitre des sacrements, article du sacrement de l'Eucharistie).

7. S. BASILE, in Ps. CXV, in ea verba : Credidi propter quod locutus sum : " Que les sacrés oracles qui ont Dieu pour objet aient donc pour interprète non le raisonnement, mais la foi ; la foi, dis-je, qui, mieux que tous les arguments, invite, ou plutôt encore, détermine l'esprit à donner son assentiment. La foi, en effet, ne s'appuie point sur des démonstrations mathématiques, sur des raisons à priori ; mais elle s'insinue dans nos âmes par la vertu toute-puissante de l'Esprit-Saint. . . . Eh quoi ! dans les sciences même purement humaines, quand elles sont traitées avec ordre et méthode, on ne cherche point à démontrer les propositions qui servent de point de départ, d'autant plus que cela serait impossible, et il est nécessaire d'admettre sans preuve, comme avoués de tous, les principes d'un art quelconque, pour passer ensuite à l'étude des conséquences qu'on en déduit. C'est de cette même manière que les mystères de la théologie requièrent notre assentiment, sans examen ou discussion qui le précède. Certes, l'Apôtre dit aussi qu'il faut croire que Dieu est (Hébr., XI, 6), et non mettre son existence en question, ou demander insolemment : mais ce Dieu quel est-il ! Enfin, si la foi est le fondement des choses qu'on espère, la conviction assume des choses qu'on ne voit pas, vous ne devez pas chercher avec anxiété à voir ce qui maintenant est encore si éloigné de vous, ni révoquer en doute ce que vous espérez obtenir un jour, sous prétexte que votre raison a été jusqu'ici inhabile à l'atteindre. "

8. Le même, Moral. Reg. LXXX, c. 21 : " Qu'est-ce que la foi dans son essence ? C'est le parfait acquiescement de l'âme à la vérité des paroles divines, au point qu'aucune raison tirée soit de l'ordre de la nature, soit des scrupules d'une piété mal entendue, puisse l'ébranler. Qu'est-ce qu'un vrai fidèle ? C'est celui qui acquiesce ainsi fermement aux vérités écrites dans l'Ecriture, sans en rien rejeter, sans y rien innover. "

9. S. GREGOIRE-LE-GRAND, Hom. 26 in Evang. : " Sachons que si l'œuvre divine était comprise par notre propre raison, elle cesserait par là même d'être admirable à nos yeux. La foi serait sans mérite si elle se fondait sur des raisons humaines. . . Puisque, suivant l'apôtre saint Paul, la foi est le fondement des choses qu'on doit espérer, la conviction assurée des choses qu'on ne voit pas, il est évident que la foi a pour objet précisément ce qui ne saurait être aperçu par notre esprit. Car ce qui est aperçu de cette manière, n'est déjà plus l'objet de la foi, mais devient celui de l'intelligence. Lors donc que saint Thomas vit et palpa Jésus, comment Jésus lui dit-il : Parce que vous m'avez vu, vous avez cru ? C'est qu'il crut autre chose encore que ce qu'il voyait. Car la divinité ne saurait être vue par un homme mortel. Ainsi ce fut un homme qu'il vit, mais ce fut un Dieu qu'il confessa. "

10. S. JEAN CHRYSOSTOME, Hom. 4 in I Cor. : " Ce qui surpasse la raison, ne demande que d'être cru. "

11. EUSEBE d'Emèse, Hom. 2 de Symb. : " La foi catholique est la lumière de l'âme, la porte de la vie, le fondement du salut éternel. Quiconque l'abandonne pour suivre ce guide aveugle qui est sa raison, quiconque prétend pouvoir, à l'aide de sa propre sagesse, pénétrer dans le sanctuaire des mystères divins, fait comme celui qui voudrait bâtir un édifice sans lui donner de fondements, ou entrer dans une maison par le toit au lieu de le faire par la porte, ou comme celui qui marcherait de nuit sans lumière et qui irait tête baissée donner dans un précipice. Ainsi le Christ, en venant dans ce monde, nous a apporté la foi comme un flambeau, destiné à nous montrer la route à suivre pour sortir de notre égarement, en cherchant Dieu que nous ne connaissions pas, en croyant en lui à la suite de nos recherches, et en le trouvant par la foi : ignotus inquiri, quæsitus credi, creditus inveniri. "

12. S. CYRILLE de Jérusalem, catechesi V illuminatorum : " La foi est comme l'œil du cœur de l'homme ; elle conduit à l'intelligence. C'est ce que dit le Prophète : Si vous ne croyez, vous ne comprendrez point. "

13. S. JEAN CHRYSOSTOME, Serm. de fide, spe et char. : " La foi est le principe de la justice, la source de la sainteté, le fondement de la piété, la base de la religion. Sans elle jamais personne n'est arrivé à Dieu ; sans elle personne n'a jamais pu atteindre la cité où il habite. Car la foi est une disposition d'esprit pleine de simplicité et de docilité, qui nous fait aller à Dieu, observer ses préceptes, vénérer sa grandeur. Elle exclut le doute, s'en tient à la vérité certainement révélée, attend avec sécurité les biens promis. Heureux est celui qui la possède, malheureux celui qui l'abandonne. C'est elle qui dans l'Eglise opère les miracles, fait germer les vertus et procure tous les dons célestes. "

14. S. CYRILLE d'Alexandrie, in Joan., l. IV, c. 9, sur ces paroles, Amen, amen dico vobis, qui credit in me habet vitam æternam : " La porte et le chemin qui conduit à la vie c'est la foi, qui nous tire de la corruption et nous fait entrer dans les voies de l'immortalité. "

('Le Grand catéchisme' / St Pierre Canisius)





CONSEILS POUR LA MEDITATION




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