(SUITE)![]() " Le Soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant que ne vienne le grand et terrible jour du Seigneur - dit le Prophète Joël - mais quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé ". Les Psaumes contiennent plusieurs références à l'invocation du Nom de Dieu : " J'invoque le Seigneur avec ma voix, et Il m'entend de sa montagne sainte ". " Le Seigneur est prés de tous ceux qui l'invoquent avec sérieux ". Et Isaïe : " Sois sans crainte, car je t'ai sauvé, je t'ai appelé par ton nom, tu es à Moi ". " Cherchez le Seigneur, parce qu'Il peut être trouvé ; Invoquez-Le parce qu'Il est proche ". Et Salomon dans " le Livre de Sagesse " : " J'ai invoqué, et l'Esprit de Sagesse est venu en moi ". L'Apôtre dit : " Priez sans arrêt, c'est-à-dire, il enseigne qu'on doit se souvenir de Dieu à tout moment, en tout lieu, et pendant toute occupation ".
" C'est ainsi - dit la " Centurie " des moines Calliste et Ignace - que notre miséricordieux et bien-aimé Seigneur Jésus - Christ au moment où Il s'approcha de sa Passion librement acceptée pour nous, de même qu'au moment où après Sa Résurrection, il se montra visiblement aux Apôtres, et même lorsqu'Il s'apprêta à remonter vers le Père, a légué aux siens ces 3 choses : " Le Nom de Jésus - dit St. Bernard - n'est pas seulement lumière ; il est aussi nourriture. Tout aliment est trop sec pour être assimilé par l'âme s'il n'est pas adouci par ce condiment, il est trop insipide, si ce sel n'en relève la fadeur. Je ne trouve aucun goût à tes écrits, si je ne puis y lire ce Nom ; Il est le miel pour ma bouche, mélodie pour mon oreille, joie pour mon cœur, mais aussi un remède. Quelqu'un de vous se sent-il accablé de tristesse qu'il goûte donc Jésus de la bouche et du cœur, et voici qu'à la lumière de Son Nom, tout nuage se dissipe et le ciel redevient serein. Quelqu'un s'est-il laissé entraîner à une faute éprouve-t-il la tentation du désespoir ? Qu'il invoque le Nom de la Vie, et la Vie le ranimera ". (Sermon 15 sur le Cantique des Cantiques). " Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur ". L'évêque Théophane, dans ses commentaires, dit que la force de cette prière ne réside pas dans ses mots, mais la puissance de l'invocation, dit-il, réside dans la constatation de notre état déchu en face de Dieu dans son état de perfection. On reconnaîtra donc dans ce verset le double objectif proposé à l'attention : demande de grâce, et conscience de soi comme pécheur. Cette prière sera très efficace si elle n'est pas faite mécaniquement, mais par contre par un effort conscient de " présence " (Gnôsis, Vol 1). Tiré de : 'De l'unité transcendante des religions'
Auteur de la contribution : Mimi Cassis
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