(Les mots précédés de ce sigle I) INTRODUCTION : Ballard, comme cela était signalé à la fin de la page précédente, envisageait de faire une deuxième expédition en Mer Noire afin de confirmer la théorie avancée par William Ryan et Walter Pitman en 1998. Il comptait aller plus loin dans les découvertes qu'il avait déjà faites en 1999 (voir page précédente, ainsi que la première partie du récit ci-dessous).En septembre 2000 il monta donc une nouvelle expédition où il espérait bien déceler des traces de présence humaine de l'époque du 'déluge'. Vous trouverez ci-dessous le récit détaillé des expéditions de l'été 1999 et de septembre 2000 : II) RAPPEL DE LA THEORIE DE
"Nous naviguions au large des côtes nord de la Turquie, dans les environs du port de Sinope, c'était notre cinquième année de recherche sur la Mer Noire, une espèce de grosse mare en forme de rein. Cette mer fait à peu près 1120 km de long sur 400 km de large, c'est en quelque sorte la petite soeur de la Mer Méditerranée. A bord de notre bateau se trouvait une équipe comprenant des membres qualifiés dans plusieurs disciplines : des experts en robotique, des scientifiques et des étudiants etc [...] | |||||||||||||||||||||||||||||||
![]() | "L'eau [à l'époque du déluge il y a environ 7500 ans] s'engouffra par la brèche avec 200 fois la force des chutes du Niagara. L'eau de mer se déversa dans le lac situé en contrebas jusqu'à ce que le niveau du lac atteigne celui de la mer. Dans un premier temps, ce ne fut qu'un filet d'eau, puis, l'eau se mit à couler plus vite en se frayant un chemin vers le lit du lac. Quelques mois plus tard, le filet d'eau s'était transformé en une cascade sauvage". | ![]() |
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Pouvait-on vérifier la théorie de Ryan et Pitman ? Les eaux le long du Ma priorité, maintenant, était de trouver cette ancienne plage, qui, selon Ryan et Pitman, gisait 150m sous la mer. Le 11 juillet 1999, nous nous dirigeâmes à environ 30 km à l'est de Sinope pour entreprendre une série de sorties-sonard. Cet après-midi Dwight Coleman, mon assistant, m'appela au poste de contrôle du sonar. Nous étions en train de 'labourer' un paysage, dont l'apparence n'était pas sans rappeler un puzzle géant. Ce paysage ne ressemblait à rien de ce que nous avions déjà vu dans les fonds marins. Il se terminait par une sorte de barre, comme celle que l'on trouve dans les rivières ou les fleuves. Cette barre était prolongée par un 'accotement', en fait un haut-fond, qui s'était formé par le flux et le reflux des vagues. Nous l'avions trouvé ! Nous avions trouvé l'ancienne plage. Maintenant, il nous restait à l'étudier, mais le temps ne le permit pas. Pendant 2 jours les vagues balayèrent la baie, et, les bateaux de pêche se balançaient contre les pneus de protection le long des quais bétonnés. Par une de ces ironies de la vie, George Bass, qui est une sommité dans le milieu de l'archéologie nautique, arriva à Sinop ; le temps était maintenant vraiment épouvantable : "Je vais trouver quelque chose, lui dis-je, je vais remonter des pierres et des coquillages de ce littoral englouti. - Nous ne sommes pas concurrents", dit-il d'un ton affable, alors que nous prenions le large, "Vous aimez trouver des trucs, moi, j'aime les trouver en faisant des fouilles". Mais, en début d'après-midi, la mer était devenue menaçante, l'équipement sonar tanguait dangereusement. Mettre à l'eau ce type de matériel pour prendre une photo aurait été désastreux. Je décidai donc de mettre à l'eau "Incroyable", s'exclama Bass. Il se mit alors à me regarder avec le scepticisme perçant que j'avais appris à connaître chez lui. : "Maintenant, il nous faut de la chance." Il voulait dire par là que trouver des traces tangibles d'habitats humains, qui viendraient confirmer la présence de la plage, ça serait en fait une histoire de quitte ou double. Nos attentes étaient énormes, Noé était sur toutes les lèvres, mais, tout ce que j'avais, c'était une poignée de galets et de coquillages. Au moins la science était de notre côté. Pendant la basse saison, nous avions eu le temps de faire dater au carbone les coquillages que nous avions dragués. Ils étaient vieux de 2800 à 15000 ans. La limite entre les vieux coquillages d'eau douce et les coquillages d'eau de mer plus récents se situait aux alentours de 7500 ans (la même date que celle avancée par Ryan et Pitman pour la submersion de l'eau douce | ||||||||||||||||||||
En septembre 2000 nous arrivâmes au large de Sinope à bord du
moins après révéla que le bois était encore jeune, il s'était déposé pendant les 200 dernières années. En revanche, les blocs de pierre restait une véritable énigme et posait réellement question. "Considère tout ça comme un site que nous aurions trouvé sur la terre ferme, dit Fred d'un ton professoral, parce que c'est vraiment ce qu'on a : un site à fouiller"
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Vous allez voir 4 diapos : 1) Pitman et Ryan. 2) Les montagnes le long des côtes turques. 3) L'ancienne plage d'eau douce. 4) Le port de Sinope. (changement en moyenne toutes les 10 à 20 secondes) |