Os 1 1 Parole de Yahvé qui fut adressée
à Osée, fils de Beéri, au temps d'Ozias, de Yotam,
d'Achaz et d'Ezéchias, rois de Juda, et au temps de Jéroboam,
fils de Joas, roi d'Israël.
Le commencement du livre nous donne,
comme à l’habitude, les rois sous le règne desquels Osée
a exercé son ministère. On a une liste de quatre rois de
Juda et un seul roi d’Israël, Jéroboam II.
Cela nous permet de situer assez approximativement les
dates d’Osée: début de son ministère à la fin
du règne de Jéroboam II (vers 750 ?) et fin de son ministère
sous Ezéchias. C’est plus difficile de situer le terme, car Ezéchias
et Achaz ont connu un temps de co-régence (728 à 716). Tout
au plus peut-on dire que la mission d’Osée s’achève aux alentours
de 722, date de la chute de Samarie (un peu avant ou un peu après).
Ce qui nous fait une trentaine d’années d’exercice, dont un ministère
prophétique qui s’inscrit dans la durée. Le prophète
Osée va donc couvrir toute la période des derniers
jours du royaume de Samarie.
On ne sait pas si Osée a lui
même mis par écrit une partie de ses oracles. Certains commentateurs
pensent que cela pourrait être le cas dans les trois premiers chapitres
qui relèvent de la biographie intime du prophète, et surtout
le ch.3.
Le reste du livre pose problème.
On y trouve une accumulation d’oracles généralement courts
dont l’ordre de classement n’est pas évident. Si le thème
permet de regrouper parfois quelques oracles, l’ensemble demeure assez
disparate.
Il n’est pas non plus très
facile de connaître la chronologie des différents oracles,
en dehors des ch.5-6 qui traitent de la guerre
syro-ephraïmite. On admet généralement que l’ordre
des oracles correspond approximativement à l’ordre chronologique
de leur énonciation.
Le travail de mise par écrit
et d’édition de ses oracles s’est très vraisemblablement
poursuivi dans le royaume de Juda, comme l’indique l’introduction du livre
qui fait la part belle aux rois de Juda.
C’est également en Juda que le livre va connaître
plusieurs révisions, choses classique dans l’histoire littéraire
des livres prophétiques. L’objet de ces révisions est généralement
d’actualiser le message prophétique à la situation des nouveaux
lecteurs. En l’occurrence, comme le royaume de Samarie a disparu, il convient
de rajouter ça et là dans le texte la mention de «
Juda » à coté d’Israël pour indiquer que l’intérêt
du livre demeure. Cela ne veut pas dire pour autant que toutes les mentions
de Juda dans le livre d’Osée soient à mettre au compte de
ces relectures. D’une manière générale, ces révisions
n’ont pas profondément altéré les oracles qui ont
été prononcés dans le royaume de Samarie.
Plan
En-tête (1,1)
Le mariage d'Osée comme acte prophétique
Le mariage et la naissance des trois enfants (1,2-9)
Annonce anticipée de la délivrance d'Israël
(2,1-3)
Le procès de l'épouse adultère et prostituée
(2,4-25)
Le remariage d'Osée (3,1-5)
Introduction générale aux oracles de procès
(4,1-3)
Le procès des prêtres (4,4-11)
Le comportement cultuel d'Israël en question (4,12-14)
Même problème en Juda (4,15)
Israël comparé à une vache rétive
(4,16-19)
Les crimes des prêtres et des rois (5,1-7)
Sur la guerre syro-ephraïmite (5,8-12)
Dénonciation des alliances avec les grandes puissances
(5,13-14)
Retrait de Dieu et retour éphémère du
peuple (5,15-6,6)
Dénonciation des crimes d'Israël (6,7-7,2)
Dénonciation des conspirations (7,3-7)
Encore le problème des alliances avec les royaumes
étrangers (7,8-12)
Le châtiment d'Israël (7,13-16)
Le lien entre l'anarchie politique et la pratique de l'idolâtrie
(8,1-10)
Dénonciation de l'hypocrisie du culte (8,11-14)
Allusion à l'exil (9,1-6)
Le prophète persécuté à cause
de ses annonces (9,7-9)
Châtiment pour l'idolâtrie de Baal-Péor
(9,10-14)
Destruction des symboles de l'idolâtrie (10,1-8)
Oracle contre Gibéa (10,9-10)
Appel à la conversion (10,11-12)
Annonce de la fin du royaume (10,13-15)
L'amour de Dieu aura le dernier mot (11,1-9)
Le retour d'exil (11,10-11)
Contre Jacob-Israël (12,1-9)
Projet de réconciliation (12,10-11)
Menaces de châtiments (12,12-14,1)
Oracle de conclision sous forme d'appel à la conversion
suivi de repentir sincère (14,2-9)
Avertissement éditorial (14,10)
Grands
axes de la prophétie
Le prophète accordé sur
le Seigneur
La première chose qui frappe dans
le livre d’Osée est la forte implication affective du prophète
dans le message qu’il délivre. Amour, colère, déception,
conflit intérieur... tout cela transparaît au fil des pages.
Mais il y a plus dans ces états d’âme que de simples réactions
psychologiques aux événements. Osée diffère
en cela de Jérémie (qui est aussi très prolixe sur
ses sentiments) : l’affectivité du prophète est elle-même
message prophétique. Elle dit quelque chose de Dieu. La première
et peut-être principale révélation de ce livre, c’est
que Dieu est tout sauf impassible. Tout ce que vit le prophète dit
quelque chose de ce que vit Dieu dans sa relation avec son peuple: amour,
déception, colère, projet de châtiment, amour qui finit
par triompher... Le livre d’Osée fait entrer le lecteur dans l’intimité
du prophète, et l’intimité du prophète fait entrer
dans l’intimité de Dieu.
La relation d’alliance comme relation
d’amour
Le livre d’Osée introduit un nouveau
vocabulaire pour parler de l’alliance. Il néglige assez volontairement
le vocabulaire juridique qu’il connaît pourtant et qu’il met en scène
sous la forme des procès. A cette notion juridique de l’alliance,
basée sur les droits et devoirs des deux contractants, Osée
substitue la notion de relation amoureuse, dans une double dimension:
L’amour conjugal, trame
des trois premiers chapitres. Cela permet une facile transition avec l’alliance.
Le mariage est aussi affaire de droit et de devoirs. L’épouse infidèle
et adultère a rompu le contrat, elle est fautive et passible d’une
sanction, d’une répudiation. Dans ce thème juridique bien
connu, Osée introduit une autre dimension: l’amour. Il ne s’agit
pas d’un procès comme les autres, où un accusateur porte
plainte contre un coupable. Ici, l’accusateur aime le coupable, et cette
amour fausse toute la belle mécanique judiciaire. Il y introduit
la passion, notamment sous sa forme la plus extrême qu’est la jalousie.
Le chapitre 2 n’est pas une liste de griefs, c’est le cri d’un amour blessé
et jaloux, jaloux de voir l’amour des hommes se porter sur d’autres dieux,
jaloux de voir son amour méconnu. Mais cette jalousie n’est pas
destructrice, et en ce sens elle diffère complètement de
la jalousie humaine.
Cet amour ardent de Dieu va faire également éclater
le cadre strict péché-punition. Si il y a châtiment
(et le livre d’Osée comporte bien sa part de menaces et d’annonces
de destruction), le châtiment est envisagé sous forme éducatrice
et non destructrice. Tout le livre est un appel au retour, à
la conversion, décrite comme un retour au temps de la jeunesse,
du premier amour. Dans ce processus de conversion, Dieu joue un rôle
actif: il s’agit de séduire Israël. La confrontation du jugement
fait place au dialogue amoureux.
L’autre image est l’amour parental.
Cet amour, peut-être encore plus que le précédent,
fait complètement disparaître le cadre juridique. Dans le
ch.11, c’est le Seigneur qui finalement prend sur lui le « châtiment
», le bouleversement qui menaçait son peuple infidèle.
Ce chapitre donne la clé du lien créé par l’Alliance:
un lien d’amour! La notion de Dieu comme père de son peuple n’est
certes pas nouvelle, mais elle prend ici une autre dimension. Dans le père,
ce n’est pas d’abord l’autorité qui est mise en valeur, mais la
tendresse, le souci de voir grandir et mûrir l’enfant, l’amour miséricordieux
prêt à tout, même à changer d’avis.
Les infidélités des hommes
comme prostitution
Le livre d’Osée est aussi un révélateur
de ce qui, dans le comportement des hommes, apparaît comme un refus
de cet amour que le Seigneur propose à son peuple depuis son origine.
La principale infidélité, qui sert de trame
aux premiers chapitres, est le culte rendu à
d’autres dieux. Ce comportement est qualifié de «
prostitution ». Il y a bien sûr une référence
directe aux cultes cananéens et à
la prostitution sacrée. Mais il y plus encore: cette quête
des autres dieux est véritablement un amour vénal, intéressé.
Si Israël court après les Baals, c’est pour en retirer un bénéfice:
pluie en temps voulu, récoltes abondantes, richesses matérielles.
Tel est bien la relation de la prostituée avec son client: un simulacre
d’amour en échange de quelque argent. C’est la figure totalement
inversée de la relation d’Alliance basée sur l’amour, où
chaque partenaire cherche le bien de l’autre avant son intérêt
propre.
A côté de cette forme extrême de trahison
de l’Alliance, il en est une autre, plus subtile et peut-être encore
plus grave, car insidieuse: la baalisation du
culte du Seigneur. En dehors de ceux qui offrent officiellement
des sacrifices à Baal, il y a la multitude de ceux qui offrent des
sacrifices au Seigneur Dieu d’Israël, mais exactement de la même
manière que leurs compatriotes adorent les Baals. C’est l’ultime
corruption de l’amour, le rejet du Seigneur pour ce qu’il est. On est là
dans la forme la plus dangereuse d’idolâtrie. Non pas celle qui s’adonne
à un culte concurrentiel, mais celle qui pervertit la connaissance
de Dieu, qui substitue à un Dieu révélé un
dieu fait de main et d’imagination humaine. On garde le nom, mais on change
le contenu.
C’est pourquoi Osée va dénoncer très
vigoureusement cette perte de la connaissance
de Dieu. Pour aimer Dieu, pour entrer dans la véritable
relation d’alliance qu’il propose, il faut le connaître. Osée
rappelle le rôle fondamental que joue le prêtre
dans cette mission. S’il abandonne la connaissance, il entraîne à
sa suite tout le peuple. Le livre d’Osée reproche au clergé
la baalisation du culte, l’illusion de croire que le culte à une
quelconque prise sur Dieu si le coeur des hommes ne lui est pas fidèle.
D’où les vigoureuses attaques contre le culte qui devient le lieu
de l’ignorance au lieu d’être le temps de la rencontre et de la connaissance.
Un autre lieu privilégié des infidélités
des hommes se situe dans le domaine politique.
Osée critique la vaine quête d’alliances humaines pour échapper
à telle ou telle menace. Ainsi le recours à l’aide égyptienne
prend dans le livre d’Osée une double dimension. C’est d’abord une
alliance vaine: l’Egypte ne sauvera pas de la main de l’Assyrien. Mais
c’est surtout une aberration théologique: c’est la signification
qu’Israël cherche son salut ailleurs qu’en son Dieu. Le thème
du « retour en Egypte » est finalement un retour à la
case départ, car dans la théologie d’Osée, c’est la
sortie d’Egypte qui marque véritablement la « naissance »
du peuple. Vouloir retourner en Egypte pour y trouver la sécurité,
c’est vouloir effacer toute la relation d’amour entre Dieu et son peuple
et volontairement choisir l’esclavage. Finalement, la quête d’alliances
politiques est un péché mortel: Os 9 6 Car voilà
qu'ils sont partis devant la dévastation; l'Egypte les rassemblera,
Memphis les ensevelira, leurs objets précieux, l'ortie en héritera,
et l'épine envahira leurs tentes.
A coté du prêtre, il existe une autre figure
dont Osée va dénoncer l’ambiguïté: le roi.
Pour Osée, comme d’ailleurs pour ses contemporains, le problème
n’est pas la remise en question de l’institution monarchique. Historiquement,
ce n’est qu’après la chute des royaumes et l’exil que la question
se posera vraiment concernant l’institution. Le problème, ce sont
les rois eux-mêmes et la manière dont ils se comportent! Le
livre d’Osée commence par une dénonciation de la maison de
Jéhu en raison du sang répandu. Et les rois qui vont suivre
ne vont pas donner meilleur exemple. Os 8 4 Ils ont fait des rois, mais
sans mon aveu, ils ont fait des chefs, mais à mon insu. De leur
argent et de leur or ils se sont fait des idoles, afin qu'elles soient
supprimées.
Le problème n’est pas de savoir s’il faut un roi ou
pas. Le scandale vient de la prétention des hommes (et peut-être
tout spécialement du royaume du Nord qui a rejeté la lignée
davidique) a choisir leurs propres rois sans tenir compte du Seigneur.
C’est en fait le refus de reconnaître que Dieu
est le véritable roi d’Israël dont le roi humain, tout
important qu’il soit, n’est que le lieutenant. La monarchie est une institution
salvifique pour le peuple que si le roi gouverne au nom de Dieu. S’il agit
en son nom propre, c’est la catastrophe, et Osée est bien placé
pour en parler. Le roi risque même de devenir un obstacle: on attend
le salut du roi et non plus de Dieu, tant il est devenu impossible de voir
Dieu à l’oeuvre dans les agissements du roi: Os 13 9 Te voilà
détruit, Israël, c'est en moi qu'est ton secours. 10
"Où donc est-il ton roi, pour qu'il te sauvé? Et dans toutes
tes villes, tes juges? Ceux-là dont tu disais: «Donne-moi
un roi et des chefs.» 11 Un roi, je te le donne dans ma colère,
et je le reprends dans ma fureur.
Or pour le livre d’Osée, il n’y a qu’un seul sauveur:
Os 13 4 Pourtant moi je suis Yahvé, ton Dieu, depuis le pays
d'Egypte, de Dieu, excepté moi, tu n'en connais pas, et de sauveur,
il n'en est pas en dehors de moi. Tout comme le culte, la royauté
est devenue une institution qui mène Israël à sa perte
au lieu de le mener vers son Dieu. Le seul traitement qu’envisage Osée,
c’est le jeûne radical: Os 3 4 Car, pendant de longs jours les
enfants d'Israël resteront sans roi et sans chef, sans sacrifice et
sans stèle, sans éphod et sans téraphim.
Le livre d’Osée ne présente pas à proprement
parler d’attente messianique, d’attente d’un roi qui serait cette fois
le parfait lieutenant de Dieu et qui réussirait là où
ses prédécesseurs ont échoués. On ne trouve
pas non plus chez Osée cette critique radicale de la royauté
qui inspirera un texte comme l’apologue de Yotam (Jg 9,7-15).
Même si ce n’est pas le thème central, Osée
ne néglige pas la dénonciation des
injustices sociales et du relâchement de moeurs dans le
même contexte que le livre d’Amos. Mais cela apparaît plus
comme une conséquence des infidélités précédentes
et de la perte de la connaissance de Dieu.
Une lecture originale de la tradition
d’Israël
Osée, dans son chapitre 12, propose
une lecture innovatrice de la tradition d’Israël, tradition qu’il
connaît bien. Cette lecture profondément théologique
consiste à opposer deux figures:
Jacob, l’ancêtre
qui a donné son nom à Israël, présenté
dans ce texte comme portant en lui tous les germes de rébellion:
Os 12 3 Yahvé est en procès avec Juda, il va sévir
contre Jacob selon sa conduite, et lui rendre selon ses actions.
4 Dès le sein maternel il supplanta son frère, dans sa vigueur
il fut fort contre Dieu. 5 Il fut fort contre l'Ange et l'emporta,
il pleura et l'implora. A Béthel il le rencontra. C'est là
qu'il parla avec nous. ou encore Os 12 13 Jacob s'enfuit aux campagnes
d'Aram, Israël servit pour une femme, pour une femme, il garda les
troupeaux.
Moïse, le prophète
qui a libéré le peuple: Os 12 14 Mais par un prophète,
Yahvé fit monter Israël d'Egypte, et par un prophète
il fut gardé.
Pour le livre d’Osée, Israël
se retrouve à cette époque confrontée à un
choix: faut-il se réclamer de l’ancêtre Jacob et finalement
adopter son comportement ambigu, fait de révolte et de soumission,
ou bien se mettre à la suite de Moïse dans le droit fil de
l’alliance, cette alliance qui forme le soubassement théologique
de la relation entre Dieu et Israël.
A titre de curiosité, signalons
la thèse de Sellin selon laquelle le verset 12,15 serait une allusion
à une tradition qui voudrait que le peuple soit responsable de la
mort de Moïse: Os 12 14 Mais par un prophète, Yahvé
fit monter Israël d'Egypte, et par un prophète il fut gardé.
15 Ephraïm l'a offensé amèrement: Yahvé rejettera
sur lui le sang versé, son Seigneur lui revaudra ses outrages. Si la thèse de cet exégète
n’a guère été suivie par nos contemporains, elle a
néanmoins inspiré S. Freud pour son ouvrage « L’homme
Moïse et la religion monothéiste ».
Un
texte représentatif Os 11
Os 11,1 Quand Israël était jeune, je l'aimai,
et d'Égypte j'appelai mon fils. 2 Mais plus je les appelais, plus
ils s'écartaient de moi; aux Baals ils sacrifiaient, aux idoles
ils brûlaient de l'encens. 3 Et moi j'avais appris à marcher à
Éphraïm, je le prenais par les bras, et ils n'ont pas compris
que je prenais soin d'eux! 4 Je les menais avec des attaches humaines,
avec des liens d'amour; j'étais pour eux comme ceux qui soulèvent
un nourrisson tout contre leur joue, je m'inclinais vers lui et le faisais
manger. 5 Il ne reviendra pas au pays d'Égypte, mais
Assur sera son roi. Puisqu'il a refusé de revenir à moi,
6 l'épée sévira dans ses villes, elle anéantira
ses verrous, elle dévorera à cause de leurs desseins. 7 Mon
peuple est cramponné à son infidélité. On les
appelle en haut, pas un qui se relève! 8 Comment t'abandonnerais-je, Éphraïm,
te livrerais-je, Israël ? Comment te traiterais-je comme Adma, te
rendrais-je semblable à Çeboyim ? Mon cœur en moi est bouleversé,
toutes mes entrailles frémissent. 9 Je ne donnerai pas cours à
l'ardeur de ma colère, je ne détruirai pas à nouveau
Éphraïm, car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi
je suis le Saint, et je ne viendrai pas avec fureur. 10 Derrière Yahvé ils marcheront, comme
un lion il rugira; et quand il rugira, les fils viendront, tremblants,
de l'Occident; 11 comme un passereau ils viendront en tremblant de l'Égypte,
comme une colombe, du pays d'Assur, et je les ferai habiter dans leurs
maisons, oracle de Yahvé.