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CHAPITRE 25
Jacob et Ésaü : l'homme de foi et le profane
Isaac confronté au monde
La persévérance de la foi : v. 19-21
Rebecca est stérile; Isaac va apprendre, comme son père, que si la descendance promise ne peut pas être naturellement assurée, elle peut être suscitée par la grâce et la puissance divines. Isaac, lui, est patient ; il sait qu'il est né de parents hors d'âge ; il sait aussi que la promesse de Dieu est ferme. Il va donc en faire personnellement un sujet de prière devant Dieu pendant vingt ans (v.20,26), dans une persévérance remarquable. Rebecca lui a-t-elle été une aide en cela? Dieu va répondre, car il se plaît à exaucer et à honorer la foi d'un croyant.Le conflit intérieur du croyant : v. 22
Le temps de Dieu est donc venu, mais la manière a de quoi surprendre. Rebecca, en particulier, est plongée dans la perplexité : une semence est promise et conçue d'un seul, d'Isaac (Rom.9:10), mais deux descendances sont attendues. C'est elle maintenant qui prend l'initiative de consulter l'Éternel ; sage décision qui nous apporte une prédiction pleine d'enseignement : si un conflit avait eu lieu entre Ismaël et Isaac dans la maison, une lutte identique oppose cette fois deux enfants dans le sein de leur mère. Elle évoque ce même conflit entre la chair et l'Esprit dans l'être intérieur du croyant. L'apôtre nous donne la clef de la victoire (Gal.5:16-26).Le choix de Dieu selon l'élection de la grâce : v. 23-27
L'opposition s'affirme dans la venue au monde et le comportement de ces deux jumeaux, qui se révéleront aussi opposés dans l'état de leur coeur que dans leur aspect physique. Dès la naissance, le second tient le talon de son frère et portera le nom de Jacob, le "supplantateur" ; c'est lui qui supplantera le premier-né dans les bénédictions divines. Ainsi se confirme le choix souverain de Dieu : "le plus grand sera asservi au plus petit". Ces deux frères seront donc séparés dès leur naissance(v.23) pour former deux peuples constamment opposés. L'un sera béni et l'autre retranché, à la fin des jours. Les conduites respectives de Jacob et d'ésaü ne tardent pas à manifester ce qu'ils sont : Ésaü est un homme des champs, attaché à la terre, chasseur comme Nomrod. Jacob est un homme simple ; il se contente de ce que Dieu lui donne et n'ambitionne ni aisance ni renommée. Il habite les tentes, il est pèlerin comme ceux qui l'ont enseigné (Héb.11:9). Il ne sera pas chasseur, mais berger de ses troupeaux.L'amour des parents : v. 28
Isaac préfère Ésaü parce que celui-ci flatte ses goûts ; cette convoitise finira par l'aveugler. Elle lui fera oublier qu'Ésaü méprise la parole de Dieu et ses dons. N'y a-t-il pas trop de parents, aveugles bien que croyants, qui prennent plus d'intérêt aux succès de leurs enfants, dont ils tirent fierté et vanité, qu'à l'état de leur âme? Prenons garde également à ces proches ou à ces relations qui s'emploient à flatter nos goûts naturels. Quelles que soient leurs intentions, bonnes ou mauvaises, ils risquent fort de nous ôter le sens spirituel.
Rebecca, elle, aime Jacob ; il a vécu près d'elle, dans la tente et leurs caractères se rejoignent. Mais nous aimons à penser que les affections de cette mère pour son fils sont également formées à la lumière de ce que Dieu lui a révélé à son sujet. Assurément des parents pieux se plairont toujours à retrouver dans le coeur et la conduite de leurs enfants ce que Dieu a promis, ce qu'il opère quand la foi se manifeste.Le croyant et le profane : v. 29-34
Le jour est venu où la foi de Jacob va se manifester ; les promesses divines ont du prix pour lui. Il sait maintenant par Rebecca qu'elles le concernent directement, lui et sa descendance après lui. Il apprécie la place d'honneur que Dieu veut lui accorder, celle de premier-né, avec la part d'héritage correspondante. Mais le tort de Jacob est d'acheter sur-le-champ ce qu'Ésaü est prompt à vendre. Les promesses de Dieu ne sont pas à vendre ; elles sont un don gratuit consécutif à l'élection selon la grâce. Jacob commence là avec succès son premier marché, mais il s'agit de choses saintes et il se trompe en les monnayant. Dieu est celui qui donne et le moyen d'acquérir dignement ce qui vient de lui, c'est la foi.
Ésaü, lui, méprise son droit d'aînesse ; il se fatigue par beaucoup d'activité sur la terre (v.29), mais n'a pas d'autre horizon : "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons" (v.32)(1 Cor.15:32). Il connaît fort bien la nature des promesses et des bénédictions divines ; il viendra, mais trop tard, les revendiquer avec larmes (Héb.12:16). Pour l'instant, il mange, se lève et s'en va, sans mesurer aucunement la grave insulte faite à Dieu.
Jeunes gens, jeunes filles, élevés selon l'enseignement de la parole de Dieu dans des familles chrétiennes, vous avez un privilèges identique à un droit d'aînesse. Ne restez pas indifférents à ce que Dieu vous offre par amour. Celui qui mépriserait aujourd'hui le don de Dieu pourrait bien demain supplier avec larmes derrière une porte fermée et partager le sort d'Ésaü le "profane".
FIN