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CHAPITRE 50 (1-14)

L'enterrement de Jacob

Les pleurs et le deuil : v. 1-3
Joseph vient donc de fermer les yeux de son père, comme Dieu l'avait promis (46:4) et il pleure. Son chagrin est profond, car tout l'amour dont son père l'avait comblé durant sa jeunesse lui revient à la mémoire en cet instant. Le coeur de Joseph a toujours a toujours été très sensible, beaucoup plus que celui de ses frères ; ceux-ci ne pleurent pas ; leur coeur a été longtemps endurci ; nous verrons plus loin que leurs sentiments ne sont pas purs.
Les douze frères vont donc tous ensemble ensevelir leur père. Le deuil de Joseph est un deuil national ; c'est le père du "seigneur de l'Égypte" qui vient de mourir et il sera pleuré 70 jours. Son corps reçoit dans l'embaumement les honneurs princiers et l'affliction du peuple se prolonge selon le temps d'un deuil royal. Cet homme venu de Canaan à cause de la famine, mais qui avait eu pourtant la prérogative de bénir le Pharaon, était véritablement un "prince de Dieu", Israël.

La demande de Joseph au Pharaon : v. 4-6
Il faut maintenant, pour l'ensevelissement de Jacob, respecter l'engagement pris par serment. Il semble que Joseph appréhende de s'adresser directement au Pharaon. Il avait pourtant ses audiences auprès de ce grand monarque et toute liberté de lui parler des affaires du pays. Mais il doit lui demander maintenant l'autorisation de quitter momentanément l'Égypte, ce qu'il n'avait sans doute jamais fait et le Pharaon pouvait à juste titre craindre de voir s'éloigner un homme de cette qualité.
De plus, ce monarque ne voyait sans doute pas de raison valable pour que le père de Joseph soit enterré en Canaan, alors qu'on aurait pu lui offrir en Égypte une sépulture digne de son fils. Joseph passe donc par la maison du Pharaon pour présenter une requête pleine d'humilité, en rappelant le serment qu'il a juré à son père. En outre, et c'est important, il promet de revenir. Bien entendu, Dieu incline le coeur du Pharaon et l'incite sans doute à faire accompagner le convoi par une représentation royale et nationale imposante. Un témoignage de la gloire de Joseph en Égypte est ainsi donné aux nations environnantes.

Le deuil à l'aire d'Atad : v. 7-11
Les fils de Jacob sont tous dans le cortège, avec leur parenté. Mais il est précisé qu'ils laissent les petits enfants, le menu et le gros bétail dans le pays de Goshen ; on le comprend fort bien et c'est en outre un gage certain qu'ils vont revenir.
Plus tard, lorsqu'il faudra définitivement tourner le dos à l'Égypte, Moïse dira solennellement au Pharaon qui veut retenir les petits enfants : "Nous irons avec nos jeunes gens et avec nos vieillards, nous irons avec nos fils et nos filles, avec notre menu bétail et avec notre gros bétail" (Ex.10:9) : il ne restera plus d'enfants en Égypte, devenu un pays d'esclavage.
Les funérailles se poursuivent donc à l'aire d'Atad, avant la traversée du Jourdain, dans une solennité imposante. Les Cananéens sont témoins de ce grand deuil. Ils n'ont sans doute pas gardé le souvenir de Jacob, ce patriarche qui a séjourné au milieu d'eux. On peut penser qu'ils associent la solennité de ces funérailles à la renommée de Joseph, ce seigneur de l'Égypte (v.11) dont ils ont entendu parler, au moins au temps de la famine ; mais Joseph n'est pour eux qu'un Égyptien. Le monde actuel peut vénérer Jésus comme un grand homme en son temps et l'apôtre d'une noble religion, mais il ne discerne pas en lui "le Sauveur du monde" (41:45) (Jean 4:42).

L'ensevelissement à Macpéla (près d'Hébron) : v. 12-14
Seule la famille de Jacob traverse le Jourdain pour monter à Hébron, dans l'intimité familiale après le faste d'Atad. Le monde peut sympathiser avec ceux qui sont dans le deuil, mais il ne peut comprendre les sentiments d'un croyant se penchant au bord d'une tombe. Semé en terre (1 Cor.15:36,37,42-44), pour lui, ne signifie rien ; il ne croît pas en la résurrection des morts, encore moins à la résurrection d'entre les morts (1 Cor.15:12,22-24).
Mais les enfants de Jacob savent que leur père et les cinq autres corps déposés dans la caverne sortiront triomphants au jour du grand réveil ; et seuls ceux qui le savent se trouvent ce jour-là au bord du sépulcre. Un jour, Joseph était parti de là (Hébron) pour "chercher ses frères" qui le haïssaient. ils sont tous là maintenant, réconciliés, pleurant leur père qui n'est plus.

FIN